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La constitution de cette série s’est réalisé auprès de mères élevant seules leurs enfants, elles m’ont m’ont accueillis chez elles. Ce projet s’est réalisé en 2 temps, j’ai d’abord rencontré 3 mamans à Saint-Malo au printemps 2023, puis ayant repris une activité salarié, j’ai mis ce projet en suspens.
J’ai pu le poursuivre à l’automne 2024 avec 3 autres mamans.
Alors pourquoi ce reportage ? En France, 2 à 3 millions de familles sont des familles monoparentales, 82% d’entre elles sont des femmes, parmi ses 82 %, 40 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. Les femmes élevant seules leurs enfants sont 2X plus nombreuses qu’il y a 30 ans.
Les structures de famille dites nucléaires tendent à diminuer et les familles monoparentales voient leur part augmenter.
Suite à une séparation, les femmes entrent souvent dans la précarité, elles perdent en moyenne 22% de leur niveau de vie contre 3% pour les hommes.
La charge mentale est un facteur de risque pour l’équilibre psychologique des mamans solos. Elles ne sont plus seulement mères et femmes mais deviennent chefs de famille.
Élever seule un ou plusieurs enfants, travailler à l’extérieur, gérer les décisions, la scolarité, les activités des enfants, les rdvs médicaux , avoir à composer avec un père parfois absent, défaillant engendrent une charge mentale importante qui pèsent dans la vie de nombreuses femmes suite à des séparations conjugales.
La charge mentale est un facteur de risque pour l’équilibre psychologique des mamans solos. Elles ne sont plus seulement mères et femmes mais deviennent chefs de famille.
“Je suis fatiguée”, “j’ai trop de trucs à penser”, “je ne peux pas tout gérer”, “je n’ai pas le choix”, etc. Autant de phrases qui résument ce qu’est la charge mentale d’une maman solo. Devoir penser à tout, avoir peur d’oublier, être envahie d’un sentiment de ne pas y arriver.
Nathalie BOURRUS dans son essai “maman solo” les oubliées de la république raconte “je te le dis: cette vie de maman solo, de mère célibataire, est une vie comment te dire...en apnée...oui sans oxygène. C’est bien plus aride. Elle t’assèche, c’est plus dur que quand j’étais sous les bombes”
Être tout à la fois, celles qui amènent l'argent, celles qui jouent, celles qui grondent, celles qui câlinent et celles qui cadrent c’est ce que j’ai voulu exprimer dans cette série.